• 1 janvier 2026
Virus - COVID - L'ignorance et l'égoïsme sont nos ennemisVirus - COVID - L'ignorance et l'égoïsme sont nos ennemis
Depuis Aristote jusqu’à Pasteur, une même évidence traverse les siècles : certaines maladies se transmettent. Pourtant, il faut encore rappeler que le virus ne voyage pas seul mais avec nous, dans l’air que nous partageons, sur les objets que nous touchons, dans les gestes que nous négligeons. L’épidémie n’est pas qu’une affaire de science ou d’État, elle révèle surtout la part de responsabilité et de liberté que chacun porte dans la contagion des autres.

Origine et évidence des maladies infectieuses

Nous nous en doutons depuis en tous cas 2300 ans (Aristote)… Nous en avons la preuve scientifique depuis 162 ans… Les maladies peuvent être infectieuses. Et, lorsqu’elles le sont, elles se transmettent entre individus par les échanges de fluides corporels. Soit dans l’air, soit sur les objets ou par contact direct… Comme un poisson vivant: il voyage de bocal en aquarium, de ruisseau en sac plastique, mais toujours dans l’eau. Il voyage dans son milieu. Et le milieu des virus et des bactéries est le fluide corporel: parfois en quantités infimes. Nous savons aussi que le comportement des individus influence fortement les échanges de fluides corporels. Et enfin, nous savons que l’augmentation de ces échanges de fluides peut provoquer une contagion massive et donc une épidémie. Le nier c’est faire preuve de révisionnisme. La police, les politiques, les scientifiques, les croyances et les marabouts, n’y peuvent rien. Ils ne portent pas la responsabilité de ces faits.

Responsabilité individuelle

C’est donc à chacun d’entre nous de décider s’il veut adopter un comportement qui va le protéger et préserver les autres de la contamination. Nous sommes chacun, individuellement, responsables de nos agissements. Nous sommes donc chacun, individuellement, libres de choisir si nous voulons être contaminés et/ou contaminer autrui.

Les limites du système de santé

Le nombre, l’efficacité et la performance des centres de soin n’est pas non plus à remettre en cause dans le nombre d’infections du COVID19. La seule chose dont ils portent indirectement la responsabilité, suite aux décisions politiques, c’est la capacité d’accueil. Or, cette capacité d’accueil n’est pas remettre en cause non plus puisque ces structures sont prévues pour un taux de fréquentation normal PLUS une proportion variable d’occupation supplémentaire. Si la capacité d’accueil normale et la capacité d’accueil de réserve sont dépassées c’est parce que le nombre d’infections dues à la pandémie de COVID dépasse largement ce qui était prévisible. Et si ce taux dépasse largement ce qui était prévisible c’est parce qu’il s’agit d’une maladie hautement contagieuse et parce que trop de personnes se comportent comme si cette maladie n’était que faiblement ou pas contagieuse.

Le rôle de l’État

Un des rôles de l’État est de protéger sa population contre les ennemis extérieurs et intérieurs. C’est aussi son rôle de protéger les individus entre eux et les plus faibles de ses citoyens. Mais, faute de pouvoir injecter du bon sens dans le cerveau des gens, l’État se voit contraint d’édicter des règles pour protéger une partie de sa population contre l’égoïsme et l’ignorance d’une autre partie de la population. Ces règles et ces mesures ont pour effet de plonger le pays dans une situation qui ressemble à celle que l’on vit dans une dictature totalitaire bardée d’interdits. Mais ce sentiment de privation de liberté n’est en fait que la conséquence des mesures prises par l’État en raison de l’égoïsme et de l’ignorance de certains d’entre nous.

Liberté et responsabilité collective

Ne nous y trompons pas: la liberté de chacun s’arrête ou commence celle des autres. Que les libres penseurs de tout poil, les refuseurs de système et autres illuminés de la vérité prennent garde que cette liberté individuelle, dont ils se targuent d’être les défenseurs, ne soit pas, en réalité, un instrument de dictature. Qu’ils prennent garde de ne pas être eux-mêmes les coupables égoïstes des privations de liberté que nous subissons tous.

Nous sommes chacun d’entre nous, par notre attitude, notre comportement, la cause du tort causé à l’autre.

By Marc

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